Famille franciscaine de l'Est Francilien

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« Une vie sans beauté n'est qu'un lourd fardeau. »
Euripide.


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> Edito // Voici que je fais toutes choses nouvelles


          
Combien de fois dans nos vies, nous traversons des périodes humainement difficiles, où nous nous sentons vides, laids, peu attirants, sans talents, ou humiliés ? Nous lisons dans l’Apocalypse de saint Jean (21, 15a) : « Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus » (…) « Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ». Quelle affirmation souveraine ! Une parole de créateur.

Elle est reprise par le personnage du Christ dans La passion de Mel Gibson, en s’adressant à sa mère, alors qu’il n’en peut plus, qu’il est en sang et que la situation semble définitivement et lamentablement perdue. Les apparences ne doivent pas nous tromper sur le travail de la grâce. François d’Assise est lui aussi comme le serviteur dont parle le prophète Isaïe : « le serviteur qui a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride, sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire ». Pourtant, « par suite de ses tourments, (il) verra la lumière et la connaissance le comblera ». Car « Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes ».

           Dieu nous nourrit souvent, non pas de contradictions, mais de paradoxes, pour nous emmener au-delà de nos jugements humains et approcher la vraie beauté. Celle du cœur. Lorsque nous vivons des moments de doute profond dans lesquels nous nous trouvons en conflit, malgré nous, avec notre entourage professionnel ou familial, c’est là qu’il faut nous rappeler que si notre cœur reste coûte que coûte uni au Christ, nous nous en sortirons par le haut. C’est cette attitude qui peut nous mener à la joie parfaite de François, malgré les tribulations de toutes sortes.

           Après ce long hiver et ce printemps hésitant, voici que vient l’été. Que souhaiter de mieux que de cueillir en notre cœur le fruit de la patience et de la miséricorde, dans toutes les contrariétés et les injustices - petites et grandes - que l’on a pu subir ces derniers temps ? Car nous le savons, Dieu fait avec nos pauvres vies « toutes choses nouvelles ».


Christine Fisset,
Membre de la fraternité Arc-en-ciel
de Clichy-sous-Bois

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