Famille franciscaine de l'Est Francilien

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« On n'aliène pas sa liberté en s'engageant, on renouvelle, dans son engagement, le sens de sa liberté.»
Geneviève de Gaulle Anthonioz.



> Quel temps !...

 


           
      Le temps qu'il fait est le sujet de conversation par excellence pour entrer en relation. Car le temps est une dimension importante de notre existence. Son souci reprend de l'acuité avec l'été qui arrive : Où aller ? Que faire ? Avec qui partir ? D’autres questions s’ajoutent, qui ne sont pas secondaires. Celle de l'habitude car chaque année, nous allons à tel endroit, mais aussi celle de la « nouveauté » ou celle du repère des relations proches et lointaines. Sans oublier les familles qui ne peuvent pas bouger. Comment voyager sans changer de lieu ? Pour beaucoup, il n’y a pas d’alternative.

Certains choisissent la vie naturelle de la campagne, d’autres le confort de l’hôtel ou l’accueil dans la famille. On opte pour le charme de l’aventure et de l’imprévu, ou on privilégie la culture et l’histoire. Il y en a pour tous les goûts :  le plaisir de la « première fois » ou, au contraire, « on y retourne » à des racines connues ou recherchées. Les uns, comme les montagnards qui peuvent raconter les sommets qu’ils ont « faits » en profitent pour étoffer le catalogue de leurs voyages à la manière d'un tableau de chasse. D'autres cherchent l’occasion qu’il ne faut pas rater parce que « Ce n’est pas cher ». Certains ont pour priorité le soleil, d'autres le calme ou la beauté de la nature...

Ces critères renvoient à des valeurs telles que celles de la rencontre, de la liberté, de la paix ou du repos bien mérité. La particularité de notre époque, c’est la variété des voyages possibles durant la même année ! Mais ce qui entrave cette liberté, c’est aussi les frais et les efforts nécessités par les vacances. Il est en effet possible qu’au retour, la vie quotidienne se ressente des fatigues et des dépenses du voyage et que le bienfait attendu en subisse le contrecoup. Chacun est attentif à ce que cet extraordinaire ne devienne pas plus pesant que l'ordinaire, faute de quoi le bénéfice du repos serait compromis. Quand le quotidien subit les conséquences d'un congé dont il faut se remettre, le temps prévu pour le repos tourne à la tentative d'évasion ratée, contre-productive et néfaste à notre équilibre.

Ce temps de repos dont nous bénéficions, au lieu de le cantonner à certaines périodes, peut inspirer pour chaque jour de l’année un « chant de la création » dont nos proches pourront se nourrir et se réjouir avec nous. Je ne peux m’empêcher de faire un clin d’œil ici, à François d’Assise, qui célèbre la vie dans tous ses états et nous permet d’entrer en communion avec Dieu et de nous plonger dans la « fraternité universelle ». Ferez-vous de ce temps de vacances un temps de contemplation ? « Loué sois-tu frère soleil… loué sois-tu notre sœur la pluie… loué sois-tu pour ceux qui pardonnent »… Ce temps est en effet favorable à diverses formes de réconciliation. Comme auprès de ceux qui n’ont pas pu partir : comment être témoins au retour, et demeurer une présence dans les épreuves de la solitude ?

Bon temps de re-création à tous.

Thierry Gournay

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