Famille franciscaine de l'Est Francilien

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« En abîmant la liberté qui est en l'autre, c'est notre liberté que nous abîmons ».
Jq. Bernard.



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« Je veux voir de mes yeux de chair, l’Enfant tel qu’il était, couché dans une mangeoire et dormant sur le foin entre un bœuf et un âne ». Ces paroles de François rappelées par Éloi Leclerc dans Chemins de contemplation (DDB 1995), éclairent Noël d’une lumière particulière. Le Pauvre d’Assise, observe Éloi, n’est pas tant celui qui a « inventé » les crèches vivantes que celui qui a « vu et fait voir autrement l’événement de la nativité : avec un cœur de pauvre et des yeux d’enfant. »

Nous faire un cœur de pauvre, capable d’accueillir sans réserve ce don gratuit de Dieu, tellement sensible dans les textes d’espérances d’Isaïe, voilà, je pense le défi de l’Avent dans lequel nous allons rentrer. Un cœur de pauvre, c’est celui qui sait, comme dans le Magnificat, être suffisamment libéré de toutes les entraves de la possession, du savoir et du pouvoir pour rendre grâce de la venue du Seigneur sans chercher de formules sophistiquées, avec humilité et émerveillement.

Avoir des yeux d’enfant n’est pas une mince affaire à nos âges (je crains que nous, lecteurs de ce site ne soyons pas toujours de toute première jeunesse !). Nous sommes certes enjôlés par les yeux de nos enfants et de nos petits-enfants, mais nos yeux à nous sont bien souvent fatigués, blasés, ternis par nos « on ne nous la fait pas », par tout ce que nous avons déjà vu mille fois, par nos prudences et nos méfiances. Nos yeux, en somme, sont ceux de la raison. Or, comme écrivait Pascal dans les Pensées « c’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison ».

Joyeux Noël du cœur à tous !

Michel Sauquet.

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