Famille franciscaine de l'Est Francilien

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« Il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l'espoir pour l'éternité. »
Martin Luther King.


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> Edito // Pâques, un chemin de libération, de résurrection

 


          
Dans la période agitée que nous vivons, la liturgie nous rappelle que le Christ nous propose un chemin de libération qui est, pour chacun, un appel à renaître transformé par ce passage par la mort (nos renoncements, la purification intérieure) vers une vie réconciliée avec Dieu, sa création et ses créatures. C'est d'abord notre paix intérieure qui est en cause ; on ne peut être dans une relation de confiance avec le créateur sans avoir remis un peu d'ordre en nous-mêmes ; nous avons tous en mémoire ce passage du testament de François où il confesse qu'il a trouvé cette paix intérieure dans le baiser au lépreux. Suis-je en mesure d'aborder tranquillement, sans tourments, la personne sans domicile qui me sollicite dans les escaliers de la gare ? Pas évident.
          Cette réconciliation passe ensuite nécessairement par la paix sociale ; nous sommes des êtres de relation, dés lors pouvons-nous être en paix avec Dieu sans être en paix avec notre environnement, et d'abord avec nos frères ? Cette découverte François l'a faite en son temps, et il en a donné de nombreux témoignages par ses actes, rapportés par ses frères. De son intervention dans le conflit entre l'évêque et le podestat, à la légende du loup de Gubbio, en passant par l'accueil des importuns et des brigands, il a été artisan de paix. Pas une paix superficielle, un compromis de circonstance, mais une paix durable, bâtie sur des fondations solides : François nous rappelle qu'il ne peut y avoir de paix entre les hommes sans justice sociale.
           Au moment où la société française essaie de réinventer son modèle, participons au grand débat dans un esprit de concorde, par exemple en acceptant de nous restreindre, de devenir "mineurs", pour que d'autres grandissent.  Et puis en cette année du 8ème centenaire, nous ne pouvons oublier la rencontre de Damiette avec le sultan ; François qui cherchait le martyr en est revenu transformé par cette rencontre. Rappelons-nous que les musulmans vivent également chaque année un temps de jeûne, de prière et d'aumône et qu'eux aussi sont nos frères : n'hésitons pas à les rencontrer. Enfin le pape François, premier du nom, par son Appel au Peuple de Dieu, nous invite  à purifier nos comportements ecclésiaux : ne soyons pas sourds à son appel et apportons chacun notre part à ce nouveau défi.

Jean-Pierre Rossi, ofs

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