Prions en confinement Semaine_1

« Père très Saint, avec Saint François d’Assise nous te supplions.
Au nom de Jésus-Christ donne-nous ton Esprit.
Répands-Le sur tous les hommes, toutes les femmes, et tous les enfants,
Sur la Création toute entière.
Qu’Il chasse la pandémie et restaure les corps et les cœurs.
Nous te le demandons à Toi qui vis pour les siècles des siècles. »

Prière composée par fr Michel Laloux, ministre provincial, en cette période de pandémie.

Cette réflexion se fera, sœurs et frères, tout en continuant l’appel à la prière de la semaine dernière.

Cette semaine, nous voulons faire un pas en avant et nous poser la question de l’humilité :

« Humilité, parce que beaucoup de nos certitudes sont mises à mal aujourd’hui. Parce que nous voyons les limites de ce que nous croyions savoir, parce qu’il nous faut plus que jamais être « humbles et soumis à tous », ne pas fanfaronner en bravant les consignes et en nous disant que nous en avons vu d’autres, que nous n’allons pas nous empêcher de faire notre jogging si ça nous chante, que la liberté, quand même… » Michel Sauquet – édito.

Ce confinement restreint énormément notre liberté. Pas seulement à l’extérieur, mais aussi chez soi. Prenons deux exemples qui appellent à une démarche d’humilité.

Parlons cash : quand mon époux, mon épouse, mon ou mes enfants finissaient par me taper sur les nerfs, j’avais la possibilité de prendre mon sac et m’éclipsait, ou leur demandais d’aller faire un tour.

Aujourd’hui, avec le confinement, cela est impossible. Et nous sommes appelés à rentrer dans cette démarche d’écoute, d’approfondissement de la connaissance de l’autre dans lequel il y a toujours une part de mystère, de découverte, d’abnégation. Réalités qui font partie intégrante de l’humilité.

Chacun d’entre nous est appelé aussi à rentrer en relation avec lui-même :
Avant, par exemple, pour ne pas broyer du noir, nous allions au cinéma, au théâtre, au musée, ou tout simplement marcher. Nous nous donnions à corps perdu dans notre travail, dans nos engagements associatifs, paroissiaux… Façon de fuir le face à face avec soi.

Dans cette période de confinement, cela est désormais impossible. Nous sommes donc invités à découvrir qui nous sommes, humblement, sous le regard de notre Créateur, autrement dit en vérité. Vivre avec nos travers, mais surtout découvrir nos beautés, nos grandeurs et en rendre grâce.

Ce ne sont que deux réalités parmi tant d’autres.

Fr Joseph Banoub (assistant régional)