Category Archives: Vie Franciscaine

Qui est saint François pour moi aujourd‘hui ?

Pour moi, François aujourd’hui, c’est une invitation à la prière régulière et fidèle avec notre créateur et Notre Seigneur Jésus –Christ. Oui, je prends le temps de prier, c’est ma force, ma force d’aimer mes proches, Cynthia, nos garçons, ma maman, c’est ma paix et le repos de mon âme.
Pour moi, François aujourd‘hui, c’est mes relations fraternelles, ma famille, mes amis, mes frères et sœurs en Jésus, nos fraternités (un petit peu plus pour Lagny), ma paroisse et tous ceux que je rencontre sur ma route, croyants et non croyants.
Pour moi, François aujourd‘hui, c’est oser la rencontre avec les Pauvres, les plus démunis ; ils ont beaucoup à m’apprendre de Dieu. J’en ai côtoyé un peu, je pense à Yonos qui mendiait pieds nus, nous avons pris le temps du partage, il m’a donné son sourire, sa poignée de main, sa chaleur.
Pour moi, François aujourd’hui, c’est la création dans toute sa splendeur, il donne un véritable sens à notre maison commune. Prenons en soin… Avec notre équipe d’aumônerie de 5ème, nous avons parcouru le Cantique de frère soleil en marchant et l’un des participants a évoqué les déchets laissés par terre mais nous nous sommes pris au jeu, nous avons ramassé des déchets.
Merci François, pour ce que tu me donnes à vivre simplement.
Fraternellement
Gilles Falla

qui est saint françois pour moi aujourd’hui ?

Aujourd’hui, Saint François d’Assise est pour moi plus que d’actualité.


Non seulement, le successeur de Pierre a choisi de porter son nom (on peut se demander si l’Esprit Saint n’a pas œuvré), mais toute l’actualité de ce moment nous ramène à Saint François. Saint François allant vers les plus pauvres : le Pape s’est rendu à Lampedusa à la rencontre des immigrés. Saint François et le sultan : le Pape s’est rendu en terre d’Islam (les Emirats et le Maroc). Et Saint François et la nature : actualité plus que criante. Tout ce qui compose la nature est considéré comme frère et sœur, frère soleil, sœur lune…, car créés avec amour par le même père que l’homme.

Alors, je me demande qui traiterait ses frères et sœurs comme l’homme traite la terre, notre maison commune, selon les mots du Pape François. Comment ne pas être émerveillé devant la nature, devant cette harmonie où tout est agencé de telle sorte que nous dépendons les uns des autres ? Mais comment traitons-nous ce don que le Créateur nous a fait ? Comment pouvons-nous ne pas en prendre soin au point de l’anéantir, et nous avec ?

Saint François me pousse à agir pour ne pas défigurer cette beauté et ne pas la détruire. Agir doit consister pour chacun de nous à prendre conscience des enjeux et à tout mettre en œuvre pour sauver ce qui peut l’être. Et comme la nature a cette faculté extraordinaire d’adaptation, je suis persuadée que chaque action, si minime soit elle, est possible et féconde.

Agissons au quotidien dans notre façon de consommer. Prélevons juste le strict nécessaire, évitons le gaspillage. Est-il normal de jeter des tonnes de nourriture alors que plus de la moitié de l’humanité ne dispose pas du minimum vital? Nous faisons venir de très loin ce que nous consommons : des haricots verts et des raisins en hiver par exemple. Ah oui, j’ai oublié que maintenant tout peut se consommer n’importe où et à n’importe quelle saison !!!

La société de consommation nous aliène en nous rendant dépendants et surtout en nous créant de plus en plus de besoins.

Remettons l’Homme au centre de nos préoccupations. La jeunesse d’aujourd’hui nous donne l’exemple par ses manifestations, ses grèves. Sommes-nous prêts à porter la lourde responsabilité de laisser une terre saccagée en héritage aux générations futures ?

« VA ET REPARE MA MAISON ». Comme Saint François, prions l’Esprit Saint de nous guider et d’aider tous les grands de ce monde à prendre conscience de l’urgence et à agir pour sauver LA MAISON COMMUNE. Une maison belle, diverse, harmonieuse que le Créateur a confiée à l’humanité.

Appoline Djondo
Fraternité Sainte Claire de Roissy en Brie

Qui est St François d’Assise pour moi aujourd’hui ?

Témoignage d’un frère capucin de Créteil

« Va, François, et répare mon Église. » Il y a huit siècles, François d’Assise entendait résonner cette parole, cette mission que le Christ lui confiait.

Cette mission, il l’a reçu dans une pauvre chapelle délabrée, située en périphérie de la Cité ; Et pour le former à cette mission, le Christ l’a envoyé hors de l’institution Eglise, en périphérie de l’Eglise et de la Cité, à l’école des « minores », des petits de la société. Le Christ a demandé à François de l’entendre parler à son Eglise à travers la vie quotidienne des hommes de son temps, à commencer par les plus simples ; de se mettre à l’école des hommes afin d’entendre ce que Dieu avait à enseigner à son Eglise. Il lui a confié la mission de mettre l’Eglise à l’écoute et à l’école du monde pour apprendre Dieu. Et c’est toujours aujourd’hui la mission de la famille franciscaine. 

Voilà ce que je méditais un matin dans le petit oratoire de notre fraternité capucine de Créteil, située à l’entrée d’une cité dite populaire ; ces cités habitées par des hommes et des femmes à l’école de qui le Christ nous appelle à nous mettre pour apprendre l’Evangile, pour entendre l’Esprit de Dieu à l’œuvre dans notre monde d’aujourd’hui. Voir, entendre, à travers « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent » la présence de Dieu se disant et se faisant connaitre à l’humanité d’aujourd’hui.  Discerner ainsi  la présence de Dieu apprenant à son Eglise à se réformer pour manifester l’Evangile à l’humanité d’aujourd’hui. 

N’est-ce pas déjà ce qu’affirmait Gaudium et Spes : « Pour mener à bien cette tâche, l’Eglise a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques » : se laisser enseigner avant de prétendre enseigner. 

Va et répare mon Eglise,  c’est  aussi  les vœux d’un pape nommé François.  Alors notre mission franciscaine ne serait-elle pas de devenir porte-parole des réalités quotidiennes en prenant sur nous les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses de tous les hommes pour les faire résonner au sein de l’Eglise, une Eglise Peuple de Dieu constituée d’hommes et de femmes rassemblés par le Christ ? Ne serait-ce pas là le cœur de toute vocation franciscaine au sein de notre Eglise d’aujourd’hui?

Frère Daniel PainBlanc, capucin