Famille franciscaine de l'Est Francilien

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« Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous... »
Dalaï Lama.



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La rentrée … un mot qui peut sonner délicieusement aux oreilles de ceux qui ont passé l'été dans la solitude ou l'ennui, ou au contraire douloureusement, si les vacances ont été délicieuses et s’il faut renouer avec des horaires serrés, un travail prenant, des obligations de toutes sortes. Mais plus profondément, en tant que chrétien et franciscain, la « rentrée » peut résonner comme un appel à un nouveau commencement. Même si l'on se sent un franciscain vieux et un peu fatigué ! Ou que l'on appréhende, comme beaucoup, de reprendre la routine de l'année précédente. En effet, Thomas de Celano ne nous rapporte-t-il pas que François, alors pourtant à la fin de sa vie, dit à ses compagnons : « Commençons mes frères à servir le Seigneur Dieu, car c’est à peine si nous avons jusqu’ici accompli quelque progrès ». Bien sûr, c'est « du François » tout craché, provocateur comme il se doit. Mais il ne faut pas prendre cette exhortation comme l'expression d'un mépris de sa part envers le chemin accompli par ses frères au service du Royaume de Dieu : l'annonce inlassable de l'Evangile dans la poussière des routes, des places, des carrefours, mais aussi l'aumône, le jeûne et les constants actes de charité envers tous, même les parias de la société. François veut plutôt dire que nous ne devons jamais nous sentir arrivés, rassasiés. Que l'Evangile nous veut toujours en mouvement et affamés de plus de justice et d'amour autour de nous. Que même si nous nous décourageons, nous tombons, nous nous sentons indignes à cause de nos petitesses, nos paresses, nos petites lâchetés, le recommencement est toujours possible. Et c'est là que cette fameuse « rentrée » peut nous aider. Non pas pour rentrer en nous-mêmes, dans nos milieux « bien-pensants » protégés, nos cercles familiaux, amicaux et professionnels bien hermétiques à l'égard du reste de nos frères. Non, mais pour nous ancrer, d'abord, en Dieu et y puiser une nouvelle espérance, pour ensuite mieux sortir de nous-mêmes, « aller vers », accueillir celui que Dieu nous donne à voir ou à croiser, sans tourner la tête ni passer notre chemin : le voisin seul, l'amie dépressive, le migrant sans attache, le jeune à la dérive, mais aussi les membres de notre entourage envers qui nous n'avons pas spécialement d' « atomes crochus » et pour lesquels le Seigneur nous demande une ouverture de cœur spéciale. La vie d'Eglise et nos engagements franciscains nous offrent une palette infinie de possibilités d'expérimenter ainsi les grâces du recommencement. Saisissons-les !

C. Fisset

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