Famille franciscaine de l'Est Francilien

> Parcours biblique


Frère Joseph ofm

 



Regardons maintenant le discours de Milet (20, 17-38), discours unique en son genre. Il se présente comme un testament pastoral et il est adressé aux responsables de l’église d’Éphèse. Il se développe en plusieurs spirales qui se recoupent à 3 niveaux.


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Réflexion sur la pratique des églises (suite)


« Les mains que voici ont pourvu à mes besoins… » (v. 32)
De sa pratique des églises, Paul dégage une petite théorie sur le fondement de rapports sociaux sains à l’intérieur de l’église. Le code économique joue à nouveau. Mais signalons simplement que ce texte fait opérer une réelle conversion à la notion courante de mécénat et à la théorie du don. Paul se fait une gloire de n’avoir pas reçu gratuitement de quoi pourvoir à ses besoins – et en même temps, il cite une parole du Seigneur qui fait l’éloge du don (même si cette parole n’est conservée nulle part dans les évangiles).
La série de biens : « vêtements, or, argent » représentait, dans la tradition juive, la richesse des nations païennes. Paul n’a pas demandé aux communautés d’origine païenne de les lui fournir en échange de ses services. Son travail manuel a pourvu à ses besoins et à ceux de ses compagnons. Mais le travail est aussi une obligation, et une obligation stricte pour les membres de toute église, car ceux qui peuvent travailler ont à prêter main forte à ceux qui sont handicapés, les forts aux faibles. Le verbe « falloir » que nous trouvons dans le verset 35 a un sens fort d’obligation chez Luc.
Dans 2 Th. 3, 10s nous trouvons cette obligation de travail : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus… Mais vous, ne vous lassez pas de faire le bien ».

Fr. Joseph

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