Famille franciscaine de l'Est Francilien

> Parcours biblique


Frère Joseph ofm

 


Le livre des "ACTES des APOTRES"

 


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Le séjour de Paul à Jérusalem
28, 16 – 31

(suite)

           

Le message de Paul apporte quelques réponses.
Dans son premier petit discours aux notables juifs de Rome (28, 17-20), Paul dit n’avoir ‘rien fait contre le peuple ou les coutumes venues des pères’ et ne vouloir ‘porter aucune accusation contre sa nation’ : Mais c’est à cause de l’espérance d’Israël qu’il se trouve en situation de prisonnier.
Pour ses auditoires, ce que Paul présente comme « l’espérance d’Israël » est vu comme un « parti » discuté et discutable.

La seconde rencontre a donc pour but le message chrétien. Celui-ci est considéré dans ses deux composantes fondamentales : le Royaume de Dieu et Jésus. Le message est présenté à partir « de la loi de Moïse et des prophètes ». Il s’agit de savoir si Paul a raison d’en parler comme de la réalisation de « l’espérance d’Israël ».
Le résultat est décevant (v. 24-27). La conséquence s’impose : C’est aux païens qu’a été envoyé « ce salut de Dieu ».

Trois définitions du message chrétien dans cette finale :
« L’espérance d’Israël » - « Ce parti-là » - « Ce salut de Dieu »
Ce qui intéresse Luc n’est pas le dénouement de l’affaire de Paul. Mais plutôt une question à laquelle il veut que son lecteur puisse répondre : « Qu’est le christianisme par rapport au judaïsme ? » Est-ce une secte, un parti, une hérésie contestée et contestable ou réellement la réalisation de « l’espérance d’Israël » ?

Le verbe ‘entendre’ joue un rôle important dans ce passage : il revient cinq fois :

à bien entendre

Les trois versets nous montrent un endurcissement progressif : entendre sans comprendre, mal entendre, ne plus rien entendre.
Face à cette attitude, le contraste du verset 28 fait sens : « Eux (les Gentils), ils entendront ». C’est l’antithèse des versets précédents. « Entendre » prend le sens de « Etre persuadé » qui se trouve en opposition avec la seconde partie du verset 24 : « Les uns étaient convaincus (persuadés, ou se sont laissés persuadés) par ce qu’il disait, les autres refusaient de croire (restaient incrédules, refusaient de se laisser persuader).

Fr. Joseph

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