Famille franciscaine de l'Est Francilien

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> Qui est Saint François d’Assise pour moi aujourd’hui ?


   
Mes parents ont choisi de m’appeler François, comme le saint d’Assise. J’avais une dizaine d’années lorsqu’ils ont organisé nos vacances d’été en Italie, à la rencontre des « villes d’art ». Assise n’était pas inscrite au programme mais je les ai alors tannés pour y passer et découvrir les lieux où avait vécu ce saint patron que je connaissais à peine. Ils ont cédé et m’en ont remercié tellement cette ville est belle. Pour moi, ce fut une révélation et je garde le souvenir de mon émerveillement devant les fresques de Cimabue et Giotto. Celle où François renonce aux biens de son père et aux richesses temporelles, jusqu’à son propre vêtement, m’avait particulièrement interpellée. Aujourd’hui encore elle me vient spontanément à l’esprit lorsque j’entends l’Evangile de Matthieu (10.34-36) ou celui de Luc (12.51-53) nous dire pourquoi Jésus est venu. François a entendu cet appel et quitté sa vie d’enfant gâté pour répondre pleinement à Dieu. Il a aussi compris qu’il était celui qui pourrait soutenir l’Eglise qui chancelle comme l’a bien représenté Giotto. Une 3ème fresque m’avait aussi marqué : celle de François devant le sultan. Quel homme que celui qui, en pleines Croisades, a voulu établir des relations harmonieuses avec l’Islam, au lieu d’encourager la guerre et la violence. Même s’il était certainement allé rencontrer le sultan dans l’idée de le voir se convertir, il y a dans sa démarche une volonté de réconciliation et de paix. Et puis il y a son amour de la Création, ce si beau cantique de frère soleil ! Toutes ses leçons, nous pouvons les appliquer à notre temps.

          C’est ce qu’a si bien compris notre Pape qui a précisément choisi le nom de François, se mettant dans ses traces, tant pour nous appeler à respecter la Création, que pour réformer les instances de gouvernement de notre Eglise et aller, contre vents et marées, promouvoir l’accueil des migrants.

« Séraphique François, tout brûlé d’amour, toi le très pauvre, montre-nous le chemin, donne-nous cette flamme qui embrasait ton cœur, pour aimer sans mesure, Jésus, notre seul bien. »   

François Demaison, Diacre permanent à Fontenay-sous-Bois

 

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