Famille franciscaine de l'Est Francilien

> Vie Franciscaine

 

 

 

 




> Qui est Saint François d’Assise pour moi aujourd’hui ?

Témoignage des frères capucins de Créteil


   
Nous sommes trois frères capucins, arrivés à Créteil en septembre 2017. Nous formons une Fraternité internationale : nous sommes deux frères français et un frère du Tamil Nadu ; de plus, un jeune camerounais partage notre vie. Cette internationalité s’accorde avec la diversité de la population au milieu de laquelle nous vivons. Nous sommes appelés par le Seigneur à vivre en frères, et, au fond, les gens de notre quartier nous y encouragent par leurs manières de se respecter, de s’accueillir mutuellement. Nous en sommes témoins. Bien évidemment, la violence, la désespérance font aussi œuvre de mort. Cependant nous croyons que le Christ, premier-né d’une multitude de frères, est le passeur qui aujourd’hui nous entraîne tous de la convoitise, celle de Caïn, vers la Fraternité universelle. Avec lui, c’est la Vie qui a le dernier mot. Il est notre Paix. Alors on regarde le monde (et soi-même dans ce monde) autrement : abîmé, certes, mais surtout sauvé.

      Comme Jacob s’ouvrant au désir de redevenir le frère de son frère Esaü, nous ne nous en sortirons pas sans l’aide de Dieu. Devenir des frères les uns pour les autres est à la fois un combat et un don de l’Esprit. Et donc nous prions : personnellement, ensemble, et avec les fidèles de la paroisse à laquelle nous appartenons (et aux premiers siècles, l’Église s’appelait elle-même « Fraternité »). Que le Christ vive en nous ! C’est-à-dire qu’Il vive en nous dans la vie réelle, effective, dans le concret de la vie commune : la table avec tous ses échanges, les services domestiques, l’accueil, etc. ; mais aussi dans le concret de nos activités « professionnelles », notre vie associative (le Centre social, le Jardin partagé à côté de chez nous, etc.), notre vie de citoyens. Chaque jour, avec la grâce de Dieu, nous pouvons apprendre à nous laisser déranger, à faire le premier pas, à servir au lieu de nous servir, à estimer l’autre plus grand que nous-même, et enfin à nous mettre à la recherche des plus petits, en qui se donne à voir le visage de Jésus crucifié et ressuscité.

Frère Dominique

 

AccueilArchives
Site réalisé par Mirage